Chemin du Béalier

Valbonnais, Patrimoine, sentiers à thème

Pour illustrer le parcours vous avez la possiblité d'afficher :
  • une carte simple du parcours . Les repères sont en rouge, repérés par R suivi d'un nombre.
  • Une carte du parcours avec les éléments remarquables à voir (bassins, fours, monuments,....).
    Ces éléments sont repérés sur la description du parcours par :
    - C suivi d'un nombre pour  les monuments religieux, église, chapelle, croix, ciletière
    - B suivi d'un nombre pour les bassin et lavoirs
    - P suivi d'un nombre pour tous le patrimoine bâti (chateaux, fours, ponts, ...)
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Ci-contre la légende des repères sur la carte  >>>>>>>>>>>

Repère du parcours
R1

Monument religieux
C1

Parking


Bassin ou lavoir
B1
Patrimoine P1

Patrimoine bati

Pont

Description du parcours

Longeur : 3600 m
Durée : environ  1h30'
Difficulté : aucune - C’est une balade pédestre facile (elle suit le canal et sa faible pente)  mais vous veillerez à :
• Etre discret en approchant des propriétés privées
• Tenir vos chiens en laisse près des pâtures
• Etre prudent en traversant la Dreyre (elle peut être forte et le gué dangereux).

Le parcours a été mis en valeur par l'association PPV (Patrimoine et Paysages de Valbonnais)






Le canal des Moines

Noémie et Henri Blanc, ont été interviewé par "Le Fil Conducteur" pour en savoir un peu plus sur le canal des Moines (Fil Conducteur été 2015)

Qui était béalier dans votre famille ?
Aucun n'était béalier mais mon grand-père Jean Garcin était président du syndicat d'arrosage du Grand Canal, ensuite ce furent mon beau-père Amédé Blanc, Elie Sauze, mon père Albert Blanchard , mon mari Henri et maintenant Aimé Baret.

Comment devient-on  président ?
Il est élu par les membres du conseil d'administration (8 syndics). Pour en faire partie il fallait avoir suffisamment de terre et plus on avait de terre, plus on avait de voix.

Et le béalier dans tout ça ?
C'est celui qui conduit l'eau, il ouvre et ferme les vannes afin de la répartir. Il y avait 3 béaliers, embauchés par le syndicat et payés par les cotisations (rôles) des adhérents.

Comment l'eau était-elle répartie ?
La répartition se faisait en heures d'ouverture de la vanne et cette durée dépendait de la superficie à arroser. L'unité de référence était la "sétérée" égale (à Valbonnais)  à 16,75 ares pour 1h30 d'arrosage.

Extrait du "Carnet de Compte

A quelle période de l'année cela fonctionnait-il ?
Après les foins, le canal était mis en eau et il y avait 3 "tournées" d'arrosage de 21 jours chacune jusqu'en septembre. Chaque "tournée" permettait d'arroser les 150 ha de tous les  propriétaires. Les jardins avaient un régime particulier. Le vendredi après-midi leur était réservé.

Ce canal des Moines, d'où vient-il et où va-t-il ?
Ce canal, du 14ème siècle, part au niveau des sources de Champ Sauzat, sur la commune du Périer, en face de Valécrin. Il se termine au Royer. Tout le long de son parcours il y avait des "branches" qui distribuaient l'eau  dans les terrains en contrebas.

Comment est-il alimenté ?
D'abord par les sources de Champsauzat et si ce n'est pas suffisant par la Malsanne. Cette dérivation de la rivière était aménagée à l'aide de "cabrettes" constituées de vergnes lestés par des pierres. De nos jours on fait un chenal. Près de la prise d'eau il y avait le garde canal (dont le plus connu était Moïse), une de ses missions était de fermer le canal lorsque la Malsanne était en crue.

Comment etait-il entretenu ?
Chaque année, au printemps, avant la mise en eau, les syndics vérifiaient l'état du canal et lançaient la "corvée" à laquelle tous devaient participer.  Elle consistait à nettoyer le canal mais parfois aussi à des travaux plus importants. Cela durait 3 à 4 jours et c'était un bon moment de convivialité auquel les femmes participaient aussi.

Y avait-il des problèmes ?
Vous savez, c'est comme dans "Manon des Sources", il y a toujours des problèmes avec l'eau. Certains prenaient l'eau la nuit, certains se sentaient lésés, cela se terminait parfois chez le garde champêtre. Vous n'imaginez pas l'importance de l'eau autrefois, dans notre village. Tout le monde avait un jardin, des vaches, des chèvres, des moutons, il y avait cinquante vaches à Péchal…L'eau était précieuse.





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