Histoire de Valbonnais (Wikipédia)

Valbonnais

Valbonnais (en occitan alpin : Vaubonés) est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Le Valbonnais, qui tire son nom de la rivière Bonne (affluent du Drac) : Vallis bonnesii, vallée du Bonnesium (nom gallo-romain), désigne aussi et avant tout une région qui englobe les trois vallées de la Roizonne, de la Malsanne et de la Bonne, et que symbolise un village.
Valbonnais comporte 5 hameaux, Valbonnais (ou le Village), Les Angelas (ou les Engelas), Péchal, Les Verneys et la Roche.

Valbonnais, ses hameaux

Les habitants de Valbonnais sont appelés les Valbonnetins. Les habitants de certains hameaux ont un nom particulier (Engelas : Engelaurous, la Roche : Rouchaïrous, les Verneys : Vernusaux, Péchal : Pécharaux).

Situation

La commune de Valbonnais est située à la lisière nord-ouest du massif des Écrins, dans la zone périphérique du parc, à une dizaine de kilomètres à l'est de la Mure. Elle occupe une plaine alluviale formée par la Bonne, affluent du Drac, qui la traverse d'est en ouest. Elle est dominée au nord par le Coiro, pointe sud du massif du Taillefer, qui culmine à 2 606 mètres, et séparée au sud du Beaumont par un alignement collinaire qui prolonge vers l'ouset le mont Colombier (alt. 1 948 m), et qui n'est franchissable qu'au col de Parquetout (alt. 1 382 m).
Les calcaires argileux au lieu-dit Pont-du-Prêtre ont été exploités pour la production de ciments hydrauliques.

Communications

Valbonnais est relié à la route nationale 85, dite « route Napoléon », par la route départementale (ex-nationale) 526, qu'elle rejoint au lieudit Pont Haut au sud de la Mure, et par son embranchement D 26 qui rejoint la Mure par Roizon. Côté amont, la D 526 remonte au nord-est vers le col d'Ornon pour rejoindre l'Oisans, en laissant à Entraigues un embranchement vers le Valsenestre (D 117), en cul-de-sac. Au sud, la petite D 212f monte depuis le pont des Fayettes vers le col de Parquetout, d'où elle redescend vers Saint-Michel-en-Beaumont

Histoire

Valbonnais a été au Moyen Âge et jusqu'en 1789 le centre d'une entité féodale (dénommée mandement ou seigneurie) constituée de cinq paroisses : Valbonnais, Entraigues, Valjouffrey, Le Périer, Chantelouve2. Cette entité était sous l'autorité d'un seigneur lequel percevait des droits et rendait justice sur ses terresLes sources disponibles pour établir l'histoire de Valbonnais sont relativement réduites jusqu'au Moyen-Âge classique. En revanche, à partir de cette période, elles sont beaucoup plus nombreuses et ont fait l'objet d'études sur certains points.
La seigneurie de Valbonnais a joué un rôle important pendant le Moyen-Age classique de par l'importance de la famille Alleman. Cette dernière a contrôlé le Valbonnais du XIè au XIIIè siècle. La famille Alleman contrôlait plusieurs seigneuries et l'une des quatre plus importantes du Dauphiné. Toutes les branches de cette famille estimait se rattacher à la seigneurie de Valbonnais qui était considéré en sorte comme le berceau de la famille.
L'installation des Alleman dans le Valbonnais reste à ce jour inconnu même si différentes théories existent. La seigneurie était organisée autour d'un château (certainement le deuxième construit sur le plan chronologique) avec une maison forte à proximité et une tour de contrôle de vingt-huit mètres de haut. Un prieuré clunisien a été fondé à proximité vers 950.
La famille Alleman perd le contrôle du Valbonnais dans la seconde moitié du XIVè siècle. La seigneurie est l'objet d'une attention particulière du pouvoir et représente un bien prestigieux ce qui explique qu'elle soit attribuée à Jean Dunois à 1421. Jean Dunois est connu pour avoir été élevé avec le futur Charles VII et a été un des compagnons de Jeanne d'Arc lors des combats de cette dernière.
Sous l'Ancien Régime, le mandement du Valbonnais a constitué une baronnie à partir de 1632 puis a été érigé en marquisat en 1694 au bénéfice de Jean-Pierre Moret de Bourchenu, seigneur de Valbonnais, qui prit alors le titre de marquis de Valbonnais. Le mandement resta au main de la lignée Moret de Bourchenu, famille de parlementaires dauphinois, de 1677 jusqu'à la Révolution française, date à laquelle les structures d'Ancien Régime furent supprimées et remplacées par les départements, cantons et communes.
De 1926 à 1950, Valbonnais a été desservi par un chemin de fer à voie métrique et à traction électrique, embranchement de la ligne de chemin de fer de La Mure à Corps construit pour desservir les cimenteries de Pont-du-Prêtre, dont on peut encore voir les ruines au bord de la route. Cette cimenterie a occupé une place majeure dans la vie du village du fait de son importance économique pendant une soixantaine d'années (elle ne survit pas à la crise des années 1930 alors que le ciment produit avait été exporté à l'étranger).Son origine se situait l'extrémité nord du viaduc de la Bonne, aujourd'hui ouvert à la circulation automobile, et il comportait une gare intermédiaire à Pont-du-Prêtre, devenue maison d'habitation privée. Le projet de construction d'un chemin de fer à crémaillère ou d'un téléphérique prolongeant ce chemin de fer en direction de la crête de la Salette n'a pas eu de suite.

Langue

Historiquement, le Valbonnais (sauf les communes de la vallée de la Roizonne) appartient à la zone de parlers occitans de type vivaro-alpins3.

Lieux et monuments


Le vieux château féodal d'Hugonin Alleman, ou petit château de Valbonnais, est connu sous le nom de manoir des Nicolos. Construit à l'origine du XIVe ou XVe siècle, il est rémanié dans les siècles suivantes4,5.
Le château de Valbonnais, dans la partie sud-ouest du village, construit en 16084. En 1677, il devient la propriété de la famille Moret de Bourchenu qui achète les terres de Valbonnais par échange auprès de Jacques II de Poligny. Cette famille de parlementaires dauphinois, dont le plus illustre Jean-Pierre Moret de Bourchenu, prend alors la charge de seigneur de Valbonnais, qu'elle gardera jusqu'à la Révolution française. La forme actuelle du château n'a que très peu variée depuis ses origines, seules les dépendances jouxtant le château datent de la seconde moitié du XIXe siècle.Le vieux château féodal d'Hugonin Alleman, ou petit château de Valbonnais, est connu sous le nom de manoir des Nicolos. Construit à l'origine du XIVe ou XVe siècle, il est rémanié dans les siècles suivantes4,5.
Le château de Valbonnais, dans la partie sud-ouest du village, construit en 16084. En 1677, il devient la propriété de la famille Moret de Bourchenu qui achète les terres de Valbonnais par échange auprès de Jacques II de Poligny. Cette famille de parlementaires dauphinois, dont le plus illustre Jean-Pierre Moret de Bourchenu, prend alors la charge de seigneur de Valbonnais, qu'elle gardera jusqu'à la Révolution française. La forme actuelle du château n'a que très peu variée depuis ses origines, seules les dépendances jouxtant le château datent de la seconde moitié du XIXe siècle.

Le carré magique du XVIIe siècle4: une pierre scellée sur un mur de la rue principale du village porte ces lettres gravées :
                              R O T A S
                              O P E R A
                              T E N E T
                              A R E P O
                              S A T O R
Cette inscription peut se lire indifféremment de gauche à droite ou de droite à gauche, ainsi que verticalement de haut en bas ou de bas en haut — d'où l'appellation de « carré magique », ou « carré palindromique ».
Il s'agit d'une inscription qui se trouve en divers lieux et qui a fait couler beaucoup d'encre. Ce sont cinq mots latins dont la signification est obscure. On peut y lire les mots PATER NOSTER, ce qui fait penser qu'il aurait pu s'agir d'une formule de reconnaissance des chrétiens pendant les périodes où ils étaient pourchassés. Celui de Valbonnais était gravé sur une pierre à proximité d'un bâtiment judiciaire et servait peut-être d'élément porte-bonheur visant à protéger le lieu des incendies comme cela arrivait fréquemment.

  •  L'église paroissiale, construite entre 1865 et 1867 en remplacement de l'ancienne église prieurale démolie pour percer une rue6.
  •  L'église du hameau des Angelas, elle aussi du XIXe siècle.
  •  Le pont des Fayettes, ou pont la Fayette, est un pont routier sur la rivière Bonne, sur la route d'Entraigues. Ce pont, construit essentiellement en bois, a été mis en service en juillet 2000, en remplacement d'un ancien pont en béton à voie unique. Afin de valoriser les ressources naturelles à l'entrée du Parc national des Écrins, le conseil général de l'Isère, maître d'ouvrage, a voulu qu'il soit construit en bois d'essences locales (mélèze, épicéa, pin sylvestre). Pour faire face aux conditions hivernales rudes, il est muni d'une couverture, entièrement en bois, qui lui donne un cachet original.


Lieux et monuments disparus


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